Les kimonos d’Anita Henry : bleu profond et techniques traditionnelles

EXPOSITION de kimonos issus de la collection privée d’Anita Henry dans le cadre de l’exposition Le Fil Bleu des Indigos Naturels

Du 20 avril au 18 mai à l’Hôtel Reynes, Albi

L’exposition des kimonos d’Anita Henry évoque  magnifiquement la beauté cachée derrière la technique et le travail minutieux des fileuses et des teinturières : des heures, des jours, des semaines, des mois de patience, parfois une cinquantaine de bains… pour des pièces uniques.

En voici quelques exemples :

Kimono YUKI TSUMUGI 結城紬 en soie sauvage. Etoffe légère et chaude, douée d’une souplesse et d’une douceur caractéristique, traditionnellement employée pour cette technique de tissage inscrit en 2010 sur la Liste Représentative du Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité de l’UNESCO.

YUKI TSUMUGI 結城紬, technique de filage, teinture et tissage est transmise de génération en génération dans la Préfecture d’Ibaraki, au Nord de Tokyo.

La production de l’étoffe comporte plusieurs étapes : filage à la main de la bourre de soie, confection à la main d’écheveaux avant teinture du fil pour réaliser des motifs, puis tissage de la soie sur un métier à sangle dorsale, connu sous le nom de jibata 地機. La sangle maintenue autour de la taille du tisserand permet d’ajuster la tension du fil vertical.

Pour tisser le rouleau de 12 m de long et 38 cm de large qui a servi à confectionner, coudre à la main ce kimono à motif, deux mois de tissage ont été nécessaires.

Les techniques traditionnelles du Yuki-tsumugi sont transmises par les membres de l’Association pour la préservation de la technique Yuki-tsumugi, principalement dans les villes de Yuki et Oyama, au nord de Tokyo. Actuellement, environ cent trente artisans utilisent cette technique, dont le nom, Yuki-tsumugi a été adopté en 1602.

Kimono KASURI TSUMUGI 絣 en soie sauvage, tissé avec des fils irréguliers qui forment des « boutons », qui font leur  charme au toucher d’une toile. Technique de tissage est KASURI : ikat avec des fibres teintes spécialement pour créer des motifs et des images qui se caractérisent par une apparence floue ou brossée.

Les fils de trame et de chaîne sont teints dans des motifs spécifiques. Avant la teinture, des sections des fils de chaîne et de trame sont étroitement enveloppées avec du fil pour les protéger du colorant.

Lorsqu’elles sont tissées ensemble, les zones non teintées s’entrelacent pour former des motifs. De nombreuses variations de Kasuri sont possibles.

Sur ce kimono les motifs de grues, pins millénaires et tortues sont tissés selon une disposition géométrique. La grue et la tortue, ensemble, symbolisent la longévité, la protection et la sincérité des sentiments. Le pin est le symbole d’immortalité, synonyme de force et puissance, il résiste aux vents et tempêtes de la vie…

Kimono OSHIMA TSUMUGI 大島紬 en soie tissée avec fils pré-teints, aussi bien pour la chaîne que pour la trame. La couleur est raffinée, le tissu est doux et difficile à froisser.

Amami Oshima tsumugi est la pongée (1) de soie haut de gamme qui symbolise l’histoire, la fierté et la culture ancestrale vieille de 1300 ans.

Le bois de Sharinbai, appelé également Techikiテーチ 木(車輪梅の木Rhaphiolepis umbellata) découpé en petits morceaux, est plongé dans de gros chaudrons portés à ébullition. Les fils de soie sont alors trempés dans le mélange refroidi, puis séchés au soleil. Ce procédé est répété 15 à 20 fois. La couleur rouge sombre ainsi obtenue, évolue ensuite vers des gris ou des bleus sombres par l’immersion des fils dans différents types de boues prélevées sur les berges d’une rizière. Ces eaux boueuses, par leur forte concentration en fer, permettent de teinter mais aussi de fixer la couleur sur la soie. La teinte indigo est, elle, obtenue grâce aux feuilles de Persicaria tinctoria.

L’atelier Oshima Tsumugi sur l’île Amami-Oshima reste fidèle à cette technique traditionnelle importée de Chine sur l’île d’Okinawa, puis sur les îles Amami à partir du 8e siècle.

Autrefois ces tissus de soie étaient réservés à l’entourage et à la famille du roi de l’archipel des îles du Sud, dont Okinawa et Oshima, puis par la suite aux membres des gouvernements féodaux successifs. Les habitants n’étaient pas autorisés à les porter, ils ne les utilisaient que pour s’acquitter de taxes dues à leurs maîtres. Ce n’est qu’à compter de l’ère Meiji à la fin du 19e siècle que ces créations artisanales recherchées deviennent des marchandises accessible à travers tout le Japon et reste éternelle admiration de toutes les femmes japonaise pour sa brillance, son toucher et ses froissements sur la peau.

(1) Tissu léger constitué d’un mélange de laine et de bourre de soie, utilisé pour l’ameublement et l’industrie vestimentaire.

Ceinture de Kimono « Obi » longue de 4.6 m en soie sauvage. Le motif représente le village Shirakawa-gô 白川郷, inscrit au patrimoine mondial de l’humanité depuis 1995 et constitué de maisons typiques de style architectural appelé gasshō-zukuri (合掌造り, litt. « construction aux paumes des mains jointes ») . Les Kakis, fruits de plaqueminier se détachent sur le fond indigo. On devine les toits de chaumes et les branches de pins alourdis sous le poids de la neige de cette région aux hivers froids…

Ceinture de Kimono « Obi » en coton, longue de 3.60 m.

Technique de broderie Sashiko 刺し子, utilisée pour réparer ou renforcer de façon esthétique les vêtements usés.

SHIZEN TO – Intérieur(s), récital de flûte(s) et de conte(s) du Japon

« SHIZEN TO – Intérieur(s) », Eva HAHN, récital de flûte(s) et de conte(s) du Japon

le 5 mai à  16h, à la Cheminée, 5 rue Sainte Marie- Albi

Entrée libre, Tout public à partir de 6 ans

La musique
Le répertoire du Shakuhachi comprend de la musique traditionnelle, de la musique classique, de la musique de chambre ainsi que des compositions modernes et contemporaines.
Un volet particulièrement riche est celui de la musique sacrée du style Honkyokou.
Les oeuvres – mêmes anciennes – alignent de subtiles variations à des accents fulgurants. Pour l’oreille occidentale, elles peuvent sonner
étonnamment « contemporain ».

Les instruments
Le shakuhachi est une flûte droite en bambou à embouchure libre.
Le terme shakuhachi signifie « un pied et huit dixièmes » ; il désigne à la fois sa longueur (environ 55 cms) et sa tonalité (RÉ).
Cependant, il existe des flûtes plus ou moins longues.
Dans ce récital seront joués le shakuhachi et une flûte de taille au dessus, en LA, le Nichhaku sanan.

Le conte
Le conte japonais est fortement influencé par le shintô et le bouddhisme.
Il implique des personnages dans des situations bizarres ou humoristiques face à des êtres surnaturels variés. Par sa sagesse et ses énigmes, autant que par l’espièglerie et l’absurde, le conte Japonais transporte dans des mondes oniriques et fait naître des émotions profondes.


Éva HAHN
Musicienne et conteuse.
Formation classique à Vienne (Autriche). Études traditionnelles de flûte shakuhachi auprès de Franck NOËL (France).
Sa pratique du shakuhachi englobe le répertoire japonais, des compositions originales et des oeuvres instantanées.
Dans sa rencontre avec d’autres disciplines artistiques, Éva HAHN développe le jeu des flûtes et de la voix comme élément poétique destiné à l’art vivant.

Son site ici et sa page Facebook

In Heaven’s river, des haikus mis en musique

CONCERT IN HEAVEN’S RIVER, Judith CHARRON (Soprano) et Benjamin KAHN (Piano)

le 26 MAI à 17h, à la Cheminée, Albi

le 29 MAI à 20hsoirée de clôture du Fil Bleu à la Chapelle des Carmélites, Toulouse, Entrée 15 €- Réservation sur WEEZEVENT
(possibilité d’acheter des billets sur place le jour du concert, dans la limite des places disponibles)

Judith Charron & Benjamin Kahn, deux artistes émergeants résidant à Londres interprèteront la musique de leur dernier album « In Heaven’s river ». Judith et Benjamin se sont rencontrés il y a quatre ans à Londres au détour d’un piano de la gare de Saint-Pancras à Londres et ensemble ils ont composé un cycle de mélodies sur des poèmes japonais du XVIème siècle écrit par un moine Zen Enku.

Porteuse de plusieurs influences musicales, cette musique a été notamment décrite comme une œuvre « qui apaise et parle d’émotions avec pureté ». Depuis la sortie de l’album en 2017, Judith et Benjamin ont plaisir à la donner en concert régulièrement en France et en Angleterre. Et « In Heaven’s river » a été interprété à l’Opéra National du Rhin par la chanteuse Pumeza Matschikiza en mars dernier.

Un petit extrait du concert ici, superbe !

In Heaven’s river sera aussi accompagné de mélodies traditionnelles japonaises arrangées par Judith et Benjamin, des mélodies françaises, allemandes, pour un moment d’harmonie et d’émotions.


Judith Charron est soprano lyrique et compositrice. Artiste éclectique, après des études au Conservatoire de Paris, elle chante sous la direction de chefs tels que Laurence Equilbey, Pierre Boulez ou Jean-Claude Malgloire. Elle chante dans de nombreux opéras et oratorios en soliste. Elle vient de chanter le Requiem de Mozart à la Seine Musicale à Paris et le Messie de Haendel à l’Opéra Comique de Paris. En tant que compositrice, elle collabore entre autre avec Guy Chambers (directeur artistique de Robbie Williams).

Plus de détails sur Judith CHARRON ici et sa page facebook

 

Benjamin Kahn est pianiste compositeur. Après ses études dans les conservatoires Clermont Ferrand, Tours et Nantes, Il est désormais pianiste résident à l’hôtel Café Royal de Londres ainsi qu’au Royal Ballet. Son premier album “Stories” est sorti en 2016. Il a aussi signé la musique de la publicité des parfums Angel de Thierry Mugler. Depuis 2017, il est impliqué dans de nombreux projets cinématographiques à Los Angeles et prépare la sortie de son troisième album.

La page facebook de Benjamin KAHN

Récital Rhapsodie en Bleu

RÉCITAL RHAPSODIE EN BLEU : le peintre, la mer et la nuit, Éloïse CÉNAC-MORTHÉ (Mezzo-soprano), Éloise URBAIN (Piano)
Direction artistique Christian NADALET

Le 26 MAI de 17h à 18h à la Chapelle des Carmélites, Toulouse
Entrée 15 €- Réservation sur WEEZEVENT
(possibilité d’acheter des billets sur place le jour du concert, dans la limite des places disponibles)

Éloïse CENAC-MORTHÉ, jeune mezzo soprano promise à un très bel avenir, a préparé pour vous un récital tout en bleu, spécial  Fête des Mères, avec des mélodies de Poulenc, Debussy, Berlioz.

Bleu du peintre
Le travail du peintre, Poulenc (12 min)

Bleu de la mer
L’invitation au voyage, Duparc (4min)
La vie antérieure, Duparc (4min)
La mer est plus belle, Debussy (2 min)
Sérénade italienne, Chausson (1min30)
la cathédrale engloutie , Debussy

Bleu de la nuit
Nuit d’Espagne, Massenet (4 min)
Nour edin Roi de Lahore, Djamileh, Bizet (4min)
Connais tu le pays,Mignon, Thomas (4min)
Les nuits d’été, Villanelle, Le spectre de la rose, L’île inconnue, Berlioz (12 min)
Assisa a un pie d un salice, Otello, Rossini (6min)
La regata venziana,Rossini (5min)


Éloïse CÉNAC-MORTHÉ commence très tôt l’apprentissage de la musique par le piano avant de débuter ses études vocales dans la classe de Jean-Paul Salanne  au conservatoire Henri Duparc (E.N.M de la ville de Tarbes).

Elle est ensuite sélectionnée par Mirella Freni pour se perfectionner dans son école CUBEC à Modène (Italie). Elle débute sur scène en Italie en se produisant dans divers opéras italiens dans les rôles du répertoire mozartien et rossinien tels que Dorabella, Cherubino, Rosina ou Angelina. Elle bénéficie pendant ses études des conseils de Mirella Freni, Enzo Dara, Nadine Denize, Boris Shäfer, Nicola Valentini…la Voix à Gordes.

Lors de la dernière saison, elle fait ses débuts en Allemagne au Volktheater de Rostock avec Angelina dans La Cenerentola de Rossini sous la direction de Manfred Hermann Lehner et la mise en scène d’Anja Nicklich. Accompagnée par Timothée Hudrisier, elle retourne en France pour plusieurs récitals organisés par l’association Les Saisons de la voix de Gordes ainsi que par le festival Place aux artiste d’Albi.

Parmi ses futurs projets, plusieurs récitals autour du lied et de la mélodie à Berlin et à Toulouse ainsi que plusieurs concerts « Splendeur du sacré vénitien » avec l’Orchestre Régional Avignon-Provence dirigé par Samuel Jean.

Eloïse Cénac-Morthé est finaliste des concours internationaux A.s.l.i.co de Côme, Symphonies d’automne de Mâcon (prix des finalistes) et du concours de Clermont Ferrand. Dernièrement, elle remporte plusieurs auditions au concours Salice d’Oro (Italie) et une masterclass avec Jeff Cohen au concours Les Saisons de la voix (Gordes).

Elle obtient le prix de l’ADAMI ainsi que le prix du Centre Français de promotion lyrique lors du concours Opéra en Arles (2016).

déjà un beau parcours pour cette jeune mezzo soprano. Venez la découvrir !

 

Le défilé de mode surprise des élèves du Lycée Myriam

DÉFILÉ DE MODE  BLEU CORAIL, DU PASTEL À LA MER

Le 23 MAI de 17h à 19h à la Chapelle des Carmélites, Toulouse

Les élèves du Lycée Myriam présentent leurs créations : L’alliance des bleus de pastel et des fonds marinsLycée Myriam, Céline BESSON,  Denise et Mariam LAMBERT

Exposition de la collection Pastel d’Occitanie de Toshihiro TANAKA, maison Feel Glad, Japon

Le défilé du Lycée Myriam de Toulouse a pour thème les Coraux et le Milieu Aquatique.

Dans ce cadre, il a été demandé à Denise Lambert et sa fille de donner un stage de teinture aux élèves et c’est alors qu’elles ont eu l’idée d’axer le travail sur la technique japonaise du shibori. L’enthousiasme des élèves et les résultats, prometteurs, leur ont donné l’idée de les inclure dans le projet du Fil Bleu.

L’objectif de la collaboration avec Mr Tanaka était de faire un lien entre ce savoir faire ancestral appliqué de façon moderne par les élèves et leurs professeurs, et un stylisme japonais plus contemporain.

Son engouement pour le projet l’a convaincu de participer au défilé en mettant à la disposition du Lycée Myriam quelques modèles de sa collection « Bleu d’Occitanie », pour que la fusion soit totale.

Venez découvrir leur travail : leurs collections, tenues secrètes pour vous jusqu’au 23 mai, sont d’une inventivité impressionnante.

En avant goût, une photo d’une des modèles de la collection Bleu Occitanie (Mr Tanaka – Feel Glad)


Denise LAMBERT est maître artisan d’art et parfois surnommée la Dame du Bleu Pastel.

En effet, son histoire est intimement liée à celle du pastel ; avec son mari Henri, à Lectoure, elle a été le fer de lance de son renouveau. Le couple a retrouvé les techniques de culture, d’extraction du pigment et de teinture, qu’ils ont généreusement enseigné à beaucoup de ceux qui se sont lancés dans l’aventure aujourd’hui et c’est autour d’eux que s’est construit le retour du pastel dans notre région.

Depuis plusieurs années, Denise Lambert développe avec sa fille sa nouvelle marque « l’atelier des Bleus Pastel d’Occitanie » à Roumens et teint des collections pour des stylistes français, japonais et américains.

Elle dirige des programmes pédagogiques au Lycée professionnel Myriam à Toulouse (CAP des métiers de la Mode) ; C’est justement ce lycée qui a créé en 1999 la nouvelle robe bleue de Notre Dame la Daurade, teinte au pastel par Denise Lambert et exposée par le Fil Bleu à la Chapelle des Carmélites.

Pour plus de détails sur l’Atelier des Bleus Pastel d’Occitanie, rendez-vous sur sa page Facebook https://www.facebook.com/denisesimeonlambert/

Pour en savoir plus sur le lycée Myriam Toulouse, voici sa page Facebook https://www.facebook.com/Lycee-Myriam-Toulouse-276125815877903/

Voir, Toucher, Sentir, Goûter le Bleu

ANIMATION VOIR TOUCHER SENTIR GOÛTER LE BLEU, Vanessa BOUDET L’ARBRE À COULEURS

Du 22 MAI au 26 MAI de 14h à 19h à la Chapelle des Carmélites, Toulouse
Entrée 5 €

Invitation au voyage autour du Bleu pour une rencontre avec les plantes à indigo. Un dialogue entre tradition et modernité.

Aizome japonais et Pastel toulousain, herbiers, textiles teints et démonstrations de teinture, mettront le Bleu à l’honneur dans la petite cour de la magnifique Chapelle des Carmélites.

Vous pourrez Voir, Toucher, Sentir et peut-être Goûter le Bleu ! 

L’intervention se fera sur un stand sous la forme d’échanges participatifs en continue de démonstrations pour dévoiler la magie du bleu.

Les plantes à Indigo seront présentées sous différentes formes particulièrement celles utilisées en Europe et au Japon. Un focus sera fait sur la persicaire à indigo et le pastel des teinturiers.

Le public pourra parcourir les continents, les traditions, en découvrant les spécificités de la teinture à l’indigo. Procédés anciens et nouveaux seront évoqués, avec mise en lumière sur les procédés respectueux de l’environnement.


Tous les détails sur le site l’Arbre à Couleurs ici !

 

Avis de coup de Choeur à la Chapelle des Carmélites !

CONCERT Coup de Choeur aux Carmélites

le 18 MAI à 20h30 à la Chapelle des Carmélites, Toulouse
Entrée 15 €- Réservation sur WEEZEVENT
(possibilité d’acheter des billets sur place le jour du concert, dans la limite des places disponibles)

L’ensemble vocal CANT’ORENS et le CHOEUR TOLOSA proposent deux joyaux du répertoire choral : la MISSA CHORALIS de Franz LISZT et le REQUIEM de André CAMPRA,  50 choristes,  5 solistes et un orgue sous la direction de Jacques MICHEL.

S’il est surtout connu pour ses Rapsodies Hongroises, Franz Liszt (1811-1886) entretint avec la musique religieuse des rapports très étroits.

La Missa Choralis (1865), simplement soutenue par le clavier, témoigne des idées que l’auteur professait sur les rapports entre la musique et la liturgie : simplicité et efficacité.

 

La messe de Requiem écrite par Campra  un an après son arrivée à la cathédrale N.D. de Paris, au début de 1695, il avait alors 35 ans ; c’était déjà un compositeur d’âge mûr et il amenait avec lui un nombre important de motets, psaumes et messes, sa production composée lors des postes précédents : Te Deum, De profondis, Beatus vir, etc… Il s’inspira de ces pièces pour écrire un service à la mémoire de Monseigneur François de Harlay, archevêque de Paris.

La Messe de Requiem est une oeuvre à part dans la production de Campra : on y retrouve une virtuosité et des effets dramatiques caractéristiques du style opératique, parfaitement intégrés à la forme et au style d’une Messe des Morts. Avec ce Requiem, Campra épouse une esthétique qui déplace un peu la musique liturgique de son but initial, pour en faire une véritable musique de concert…. grandiose !

En bonus, vous écouterez  Le Psaume 42, l’une de ses œuvres les plus appréciées de Felix Mendelssohn (1809-1847) qui s’illustra dans tous les genres : musique symphonique, pièces pour le théâtre, musique religieuse, pièces pour piano, musique de chambre, etc… Aucune forme n’échappa à son talent et sa vie se partagea entre la composition, l’enseignement, la vie artistique, les voyages …


Clarinettiste de formation et chef de chœur professionnel, Jacques MICHEL dirige Cant’Orens depuis l’origine (1989) et le Choeur Tolosa depuis 2012. Il est profondément impliqué dans le développement de la musique amateur en région toulousaine.

Il est également à l’origine des rencontres internationales EUROCHORUS qui se tiennent chaque année, en juillet, à Toulouse et en a été le directeur artistique durant de nombreuses années.

L’ensemble vocal Cant’Orens a été créé en 1987 au sein de l’école de musique de Saint Orens. Il est devenu association indépendante en 1996 tout en maintenant des liens forts avec cette école dont il est issu. Composé d’une soixantaine de choristes amateurs, Cant’Orens explore tous les aspects de la musique chorale : a cappella, avec piano, avec orchestre.

Cant’Orens a présenté, entre autres, la cantate Tierra Herida de et avec Los Calchakis, la grand-messe en Ut mineur de Mozart avec la chorale franco-allemande de Toulouse, l’oratorio Ecce Cor Meum de Paul McCartney , la Misatango de Martín Palmeri ainsi que The Armed Man de Karl Jenkins…et le 11 novembre 2018, avec la chorale franco-allemande de Toulouse, la Messe de la Délivrance de Théodore Dubois à l’occasion du centenaire de la fin de la première guerre mondiale. Enfin ses relations privilégiées avec Vox Humana (chœur allemand de Stade près de Hambourg) l’ont amené à se produire à deux reprises en Allemagne.

Plus de détails sur Cant’Orens ici 

 

Le Choeur TOLOSA était à l’origine (1982) rattaché à l’Institut catholique deToulouse. Plusieurs chefs de choeur se succédèrent à sa direction : André Dupleix, Philippe Bachet, Gérard Bancells, Emmanuel Trenque et Véronique Grange. L’essentiel du répertoire se trouve dans la musique sacrée : les Funérailles de la reine Marie de Purcell, la Passion selon St Jean et des cantates de Bach, des Psaumes de Mendelssohn, Les Requiems de Brahms, Fauré et Duruflé, les grandes oeuvres sacrées de Mozart…, Les Grands Choeurs d’Opéras en association avec d’autres chorales (Halle aux Grains) sont quelques jalons d’une production s’étalant sur plus de trente ans.

Plus de détails sur le Choeur Tolosa ici…

 

Le mandalaine Bleu de Marith Bonnenfant

EXPOSITION Le Mandalaine Bleu

du 4 AVRIL au 29 MAI, à la Chapelle des Carmélites, Toulouse

Marith BONNENFANT nous raconte ….

« Je réalise des bérets comme des mandalas depuis 2002. L’aventure a commencé à Argut-Dessus, à la Noël 2002. Mon frère navigateur qui naviguait avec son bateau sur les eaux chaudes, avait froid à la tête. Dans la maison où nous étions, « La Source », il y avait un stock de laines laissées par l’ancienne propriétaire. J’y ai prélevé de quoi faire une calotte de laine pour protéger son crane chauve. Ensuite, Céline se demandait comment faire un béret pour sa soeur. J’ai essayé, et voici le premier béret réalisé, parti à Londres puis en Australie sur la tête de Julie. Et j’ai continué, fascinée par le jeu des couleurs se transformant au fur et à mesure que croît ou décroît l’ouvrage. C’est lors d’un stage sur la biographie en 2004 où j’animais une séance de pratique artistique que le nom « mandalaine » m’est venu : nous dessinions des mandalas en relation avec l’astre maître de la septaine étudiée ce jour-là . Le mot « mandala » nous vient de la tradition tibétaine. C’est un support de méditation, en général une figure géométrique centrée. On le retrouve dans de nombreuses cultures, depuis les roues solaires protohistoriques, en passant par les fleurs de vie, les rosaces des églises chrétiennes, les cercles de guérison des amérindiens. Dans un coin de la salle, j’avais posé la pile des bérets avec une petite affiche : « portez un mandala sur la tête » et le premier a avoir osé le faire, c’est Georges. Qu’il soit remercié.

Le « mandalaine » était né.

Méditation sur le 7, le chiffre des jours de la semaine, des septaines de nos biographies, le chiffre de Jupiter, de l’ange, de l’équilibre… Méditation sur la croissance et la décroissance… Prière du coeur, ou récitation du mantra au fil des points…Au gré des saisons, la pile a augmenté, diminué, et je me suis rendu compte que j’étais en train de construire une véritable collection et j’en ai créé le catalogue. Chacun est photographié, numéroté… Pour chacun d’entre eux, je crée une « palette » tout comme un peintre choisit l’harmonie des couleurs qu’il veut mettre sur son tableau. J’utilise toutes sortes de fils, pour leur texture et leur couleur,  mais ce que je préfère, c’est la laine d’origine animale.  Elle a une bonne tenue, nerveuse et souple à la fois.  Elle tient chaud l’hiver, frais l’été, la pluie déperle comme sur la toison des moutons… Et le moment où quelqu’un s’approprie un de mes mandalaines est un moment précieux pour moi. Aussi je les commercialise à l’occasion d’installations éphémères, de marché artisanaux ou de réunions d ‘amis… 

En 2017, j’ai fait deux rencontres importantes pour l’histoire de mes mandalaines. La première : Olivia Bertrand qui produit et valorise avec son association « Laines Paysannes »*, une fil de laine des moutons d’Ariège. J’avais fait sa connaissance 5 ans auparavant grâce à l’association « Atout laine »** de Montbrun Bocage. Olivia m’a proposé de lui créer des petits tapis d’un diamètre de 60 cm environ avec ses belles laines blanches, burel et greige. Et j’ai eu le plaisir d’ en créer 9.

La seconde rencontre est celle de Chantal Toulemonde, elle me parle de son projet sur le Fil Bleu, et moi je me vois en train de réaliser un très grand mandalaine bleu… C’est ainsi que je me suis mise en mouvement : Avec mes laines de récupération, réaliser un « brouillon »  de 110 cm de diamètre… 

« Même si c’est brouillon, dit ma petite fille qui allait avoir 7 ans, je veux bien que tu me le donnes pour mon anniversaire… » Dont acte.

Me procurer la laine auprès de « Laines Paysanne » 

Chercher et trouver un atelier de teinture au pastel pour réaliser le camaïeu de bleus, du bleu naissant au bleu le plus soutenu possible avec ces laines et le pastel.

C’est « L’atelier de bleus pastel d’Occitanie »*** qui les a réalisés. « 

Vous savez maintenant comment il est né, venez l’admirer ….

 

*https://laines-paysannes.fr

**https://www.facebook.com/Association-atoutlaine-127060944312056/

***https://www.facebook.com/denisesimeonlambert/

les robes de Notre Dame la Daurade

EXPOSITION de la robe teinte au pastel de Notre Dame la Daurade

du 4 AVRIL au 29 MAI à la Chapelle des Carmélites, Toulouse

L’église Notre-Dame de la Daurade doit son nom à la fin de l’Antiquité, le 5e siècle, quand elle a été construite et ornée à l’intérieur de mosaïques à fond d’or (en latin deaurata : dorée)

Une statue de la Vierge y est vénérée depuis le Moyen-Age, en raison de deux pouvoirs bien distincts :

  • un pouvoir public, pour protéger la Ville de toute catastrophe, naturelle ou accidentelle. Les capitouls doivent alors solliciter les moines bénédictins pour qu’ils acceptent de descendre la Vierge de sa niche et de la porter en procession dans la ville.

 

 

 

 

  • un pouvoir privé : pour aider les femmes en couche en étendant sur elles une robe de la Vierge.Toute cette histoire nous est connue grâce au « journal » tenu par les bénédictins, de 1637 à la Révolution. On y décrit la Vierge comme « brune » et non « noire », en respect des prescriptions du Concile de Trente sur les statues de Vierge, qui ne devaient pas être réalistes. Le bois est donc laissé brut et la statue est réduite à peu de choses : une tête, un buste, un bras et la tête de l’Enfant Jésus. Une vaste robe complète cet ensemble. La Vierge ainsi vêtue est présentée dans une niche élevée, de manière à apparaître comme descendant du ciel.

Les robes de la Vierge varient selon les temps liturgiques, ce qui nécessite un vestiaire important et régulièrement renouvelé, grâce aux dames de la paroisse qui en ont la responsabilité. C’est ainsi qu’en l’an 2000, ces dames ont passé commande à plusieurs couturiers pour une nouvel ensemble de robes : Jean-Charles de Castelbajac, Franck Sorbier, Jean-Michel Broc, Françoise Navarre ont participé à cette commande.

La robe bleue pastel exposée à la Chapelle des Carmélites, a créée par les élèves de la classe de terminale BEP MMIC du Lycée Myriam de Toulouse et teinte à l’indigo de pastel par Denise et Henri Lambert.

Venez l’admirer !

Men in Blue par Nino, jeune artiste albigeois

EXPOSITION MEN IN BLUE

Du 1er MAI  au 1er JUIN 2019, à La Cheminée, 5 rue Sainte Marie, Albi
Ouverture du mercredi au dimanche de 14h à 19h

Nino Spigolon dessine des hommes « stylés », habillés de vêtements aux motifs colorés et aux formes souvent étranges. Des hommes dont les postures évoquent la danse, le mouvement, ou les poses de mode. Il a ainsi réalisé des centaines de « portraits » d’hommes, entre stylisme et BD.

Nino s’est lancé un défi pour l’exposition MEN IN BLUE qui aura lieu à La Cheminée du 1er mai au 1er juin : reproduire ses personnages grandeur nature, taillés dans l’ancien plancher de La Cheminée, puis peints dans des tons bleus, évocation du pastel d’Occitanie et de l’indigo du Japon. Une manière pour Nino d’offrir une nouvelle vie à ces planches plus que centenaires qui deviennent la matière première de ses personnages résolument contemporains.

 


Nino est né en 1999, il vit à Albi, il a participé en juillet dernier à l’exposition collective EXPO DADO qui réunissait cinq jeunes artistes tarnais.

Le choeur de femmes Cantabile rend hommage à Marie

CONCERT HOMMAGE A MARIE Ensemble CANTABILE / Voix de femmes, Direction Nathalie ACCAULT

SAMEDI 11 MAI à 17h30 à la Chapelle des Carmélites, Toulouse
15 euros, réservation sur WEEZEVENT
(possibilité d’acheter des billets sur place le jour du concert, dans la limite des places disponibles)

Créé en 2008, l’ensemble Cantabile est composé de 18 chanteuses de bon niveau. Il explore avec bonheur le répertoire pour voix de femmes, de la Renaissance à nos jours, sous la direction aussi exigeante que délicate et féminine de Nathalie Accault, professeure de chant et cheffe de chœur.

Le 11 mai, dans la magnifique Chapelle des Carmélites, le programme de l’ensemble Cantabile aura Marie comme fil bleu conducteur.

Peu à peu vêtue d’une robe ou d’un manteau bleu, la figure de Marie a été de tout temps mise en musique. Honorée par cette couleur céleste obtenue par un pigment parmi les plus chers, plus onéreux encore que le pigment doré, elle est de la même façon honorée au travers des nombreuses œuvres chorales qu’elle a inspirées.

De toutes les prières mariales, c’est l’Ave Maria qui reste incontestablement la plus largement répandu : les compositeurs contemporains Kodaly, Biebl, Andriessen perpétuent à leur tour ce thème universel et mettent leur talent, chacun à sa façon, au service de ce texte inspirant.

Mère, elle est indissociablement liée à son fils, « Dieu, par une vierge enfanté », et pareillement honorée à travers ce « bénin sauveur » (« Memento salutis auctor ») qu’elle a sans doute bercé, elle-aussi, comme toutes les mères (« A bayu, bayu »). Figure aimante, elle incarne la douceur maternelle.

Mère protectrice, elle appelle et elle rassemble. Elle réconforte le pèlerin de Montserrat, « vierge resplendissante, du haut cette montagne dont les prodiges éclatants se propagent en tout lieu, vers laquelle, de tout l’univers, montent les fidèles ». On implore pieusement sa miséricorde « Sub tuum praesidium » en échange de son indulgence.

Reine enfin, elle est tout à la fois mère de miséricorde, clémente et douce, et tous lui en rendent grâce (« Salve Regina »).

Dès à présent, écoutez quelques extraits de concerts de l’ensemble Cantabile / Voix de femmes, sur YouTube ici

leur page Facebook ici

La cérémonie du thé, un rituel ancestral empreint de philosophie zen

CÉRÉMONIE DU THÉ Dominique KAWANO
participation 5 euros, nombre de participant limité à 18

le 10 MAI à 16h à la Chapelle des Carmélites, Toulouse , inscription par mail sur  info@auxcouleursdumonde.fr

le 24 MAI à 16h à la La Cheminée, Albi, inscription au 06 03 96 19 07 ou sur info@lachemineealbi.com

La cérémonie du thé est pour le pratiquant un véritable moment de sérénité, en dehors du temps, où chaque chose, chaque geste nous ramène vers l’essentiel. Une pause salutaire dans nos vie trépidantes…


Dominique Kawano, pratiquante et enseignante du thé, formée par les Maîtres de l’École Sôhen Ryu Yohôan, nous l’offre avec une belle générosité.

Arrivée pour la première fois au Japon en novembre 1987 dans le cadre d’un programme d’études international, elle a été très rapidement séduite par le pays et ses habitants et y a habité pendant 15 ans. Au bout de 10 ans de vie au Japon, elle est comme envoûtée par tant de richesse culturelle et a envie de se fondre davantage dans cette culture, de côtoyer au plus près les secrets de l’esthétique japonaise, si dépouillée et si riche à la fois, de communier avec ce Japon ancien qui se livre parfois au détour d’une rue … Et c’est à ce moment-là de sa vie japonaise, qu’elle a rencontré le Thé.

La cérémonie du Thé s’est présentée à elle comme étant la meilleure façon de vivre toutes les choses qui l’interpellaient au Japon : Culte ancestral de l’esthétisme wabi-sabi, art des fleurs, voie de l’encens, calligraphie, respect de la nature, harmonie homme-nature.

Sur son site www.pavillon-des-nuages.fr , elle raconte en détails son parcours, passionnant ; laissez-vous transporter !

 

Les Ateliers de Yoko Amiel

A la Chapelle des Carmélites, Toulouse

le jeudi 25 AVRIL 14h30-15h30 : Atelier FUROSHIKI,
(entrée libre)

le vendredi 10 MAI de 14h à 15h : Atelier HAÏKU EN CALLIGRAPHIE JAPONAISE (nombre de places limité à 12 personnes, inscription par mail sur info@auxcouleursdumonde.fr)

Entrée 10 € chaque atelier

Le furoshiki est une technique japonaise traditionnelle d’emballage en tissu utilisée pour transporter des objets et faire des sacs.

Yoko vous en enseignera les secrets …

Pour l’atelier, apporter un livre de poche et une bouteille du vin vide.

 

 

 

Le Haiku est un poème court traditionnel japonais très populaire, Yoko vous en expliquera la richesse et la beauté et vous fera découvrir la calligraphiejaponaise , le Kana ancien, utilisée pour écrire le Haiku.

 

 

 


Yoko Amiel, Artiste Japonaise  Sumi-é,  Hai-ga, calligraphie Kanji et calligraphie japonaise Kana, Haiku en calligraphie, photographie, inspirée la nature et l’esprit Zen. Elle est diplômée de Visual Communication Design aux Beaux-arts de Tokyo.

Pour plus d’informations, allez voir son site ici !

 

Récital Mélodies françaises, de la Renaissance à aujourd’hui

RÉCITAL Mélodies françaises de la Renaissance à aujourd’hui
ACADÉMIE SAINT BERTRAND DE COMMINGES, Chœur de Chambre et piano, Direction Christian NADALET

Le 28 AVRIL 17h-18h à la Chapelle des Carmélites, Toulouse
15 euros, Réservation sur WEEZEVENT
(possibilité d’acheter des billets sur place le jour du concert, dans la limite des places disponibles)

A travers notre événement le Fil Bleu, le Pastel, notre patrimoine aux belles nuances, est évoqué en résonance avec celui de l’indigo du Japon. Le Chœur de l’Académie C. Nadalet vient nous offrir lui aussi les couleurs et les nuances du chant choral français. Et ce moment d’unité délicate où texte et musique touchent au génie de notre culture et de nos arts entre aisément en écho avec la culture raffinée du Japon….

Le Chœur de l’Académie C. Nadalet tisse pour vous à la Chapelle des Carmélites un Fil Bleu de l’âme.
Au programme : Josquin des Prez, Bouzignac, Rameau, Franck, Massenet, Fauré, Debussy

Le Chœur de l’Académie Christian Nadalet est composé de 12 chanteurs très expérimentés.
Ils abordent toutes les polyphonies, depuis la Renaissance jusqu’à la musique d’aujourd’hui. Ils réservent une place de choix à la musique romantique, qu’affectionne particulièrement leur chef.

Christian Nadalet, chanteur lyrique, est venu à la direction d’orchestre et de chœur par une intimité profonde avec l’univers vocal. Chef reconnu pour savoir communiquer son enthousiasme au public, il le communique tout d’abord aux choristes des nombreuses formations chorales qu’il dirige et fédère, et il les conduit vers l’œuvre en partageant sa propre émotion. Il est, parmi ses nombreuses fonctions, le Directeur Musical de A Cœur Joie Occitanie.

L’Académie Christian Nadalet naquit en 2017 au sein du Festival International du Comminge.

Ce Festival fut fondé en 1975 par Pierre Lacroix, dans le sillage d’un souhait exprimé par André Malraux alors Ministre des Affaires Culturelles. Avec son actuel directeur artistique Jean-Patrice Brosse, il est soutenu par des personnalités du monde musical et tient sa place parmi les grandes manifestations culturelles de niveau international. Son rayonnement vient valoriser le patrimoine d’Occitanie avec les concerts donnés chaque été dans les églises romanes du Comminge. L’été 2019 en sera la 44ème saison.

Pour plus d’informations et leur programme de l’été, leur site internet ici

 

Le génie du lieu : les couleurs de Toulouse

EXPOSITION LE GÉNIE DU LIEU : LES COULEURS DE TOULOUSE Agence NACARAT Color Design

Du 24 AVRIL au 22 MAI, à la Chapelle des Carmélites, Toulouse

VERNISSAGE JEUDI 25 AVRIL 19h réservation par inscription sur contact@nacarat-design.com

L’espace de la Chapelle des Carmélites accueille une installation intitulée « Le Génie du Lieu : les couleurs de Toulouse « .

Le dispositif, à découvrir, est constitué des couleurs de façades, couleurs de détails, couleurs vécues, couleurs aperçues, couleurs nuancées, couleurs de la ville.

Les coloristes de l’agence Nacarat ont réalisé il y a quelques années la charte chromatique de la ville de Toulouse, outil didactique d’aide aux choix des couleurs de façades : elles lui rendent ici hommage par un dispositif artistique et poétique qui compose avec les polychromies du lieu d’exposition, la Chapelle des Carmélites et les couleurs de la ville.

 Les couleurs, disposées côte à côte, forment un nuage doux et incandescent à la fois.

Chaque rectangle de couleur porte un nom rattaché à un lieu de la ville recréant une Toulouse poétique détachée du réel, seulement portée par ses imaginaires.

Ce nuage baroque fait écho au lieu en toute sobriété et fait l’éloge de la coloration de Toulouse. Celle des façades aux enduits denses, entre le rose, le rouge et l’ocre. 

Celle de Toulouse aux volets, portes, ferronneries, rouges, gris, verts, bruns, bleus…

Laissez-vous transporter par la poésie de cette installation éphémère ! 

Agence Nacarat Color Design, agence de Design experte en couleur, Toulouse

 

 

 

 

 

Le fil bleu des indigos naturels

EXPOSITION LE FIL BLEU DES INDIGOS NATURELS

DU  20 AVRIL au 18 MAI 2019 à l’Hôtel Reynes, Albi
Ouverture du Mardi au Samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h30

L’exposition présente les plantes à indigo, Isatis tinctoria, le pastel des teinturiers, Indigofera tinctoria, l’indigotier d’Inde, Polygonum tinctorium, la renouée des teinturiers dite aussi persicairepour les plus connues.

Panneaux explicatifs  et créations textiles permettent de pénétrer leur univers, leurs caractéristiques botaniques et leur zone de culture dans le monde puis les différentes méthodes d’extraction du pigment à partir des feuilles.

L’exposition aborde l’utilisation de l’indigo naturel dans les pratiques vestimentaires, la nouvelle hiérarchie des couleurs au XII° siècle, jusqu’à la mode du blue-jeans.

Toutes les nuances du bleu sont déclinées par les mots, entre bleu-rêve et bleus à l’âme, du kachi-iro au mizu-iro.

L’exposition signifie enfin le retour de l’indigo naturel sur la scène artistique, artisanale et économique depuis une trentaine d’années, tant en Occitanie qu’au Japon.

L’exposition relate aussi les récentes expérimentions internationales de reproduction de la gamme des bleus d’Antoine Janot (teinturier languedocien du XVIII° siècle) avec des plantes à indigo du monde entier et selon différents procédés de cuve. Expérimentations menées en France par Dominique CARDON, Iris BREMAUD, Aboukar FOFANA et David SANTANDREU, au Japon par  Hisako SUMI et au Canada par Charlotte KWON et Tim Mc LAUGHLIN.

L’association Albi Couleurs, partenaire du Fil Bleu dans le cadre de l’exposition à l’Hôtel Reynes

La thématique de la couleur est universelle. Sa mémoire, ses mystères, son évolution passionnent.

Des professionnels et des experts en colorimétrie ont collecté durant plus de 30 ans un fonds spécialisé sur les industries chimiques de la couleur. 

L’association Albi Couleurs est aujourd’hui dépositaire de ce trésor exceptionnel qui se destine aux experts, chercheurs, étudiants, industriels, historiens, coloristes, designers et amoureux de la Couleur.

Une collection unique, hallucinante :

  • 2000 fascicules, revues et ouvrages spécialisés
  • 1500 publications
  • des affiches originales datées entre 1890 et 1960 dont beaucoup signées d’artistes
  • des plaques émaillées
  • des nuanciers
  • du matériel et des équipements industriels liés à la couleur, etc.

Albi Couleurs et l’AFTPVA ont le plaisir de présenter une infime partie de leur Collection.

Pour tout complément d’information : contact.albicouleurs@gmail.com

leur compte Instagram : https://www.instagram.com/albi.couleurs/

Requiem de Fauré

CONCERT REQUIEM DE FAURÉ A CŒUR JOIE ENSEMBLE VOCAL UNITÉ Direction Christian NADALET,

DIMANCHE 14 AVRIL à 17h à la Chapelle des Carmélites, Toulouse
15 euros, réservation sur WEEZEVENT
(possibilité d’acheter des billets sur place le jour du concert, dans la limite des places disponibles)

L’ensemble vocal Unité est composé de 28 chanteurs amateurs expérimentés recrutés dans toute la région Occitanie. Il a été fondé en 1999 par Christian Nadalet, baryton professionnel, pédagogue, chef d’orchestre et chef de choeur.


Sous sa direction exigeante et son accompagnement attentif, chacun des membres du choeur est amené à une passionnante exploration de ses capacités vocales.

Soutenu par l’engagement collectif qu’il a suscité autour de son projet, Christian Nadalet a conduit le choeur à aborder avec succès les différentes périodes musicales et ses plus grands chefs d’oeuvre.
Au plus proche de son public, l’ensemble vocal Unité recherche de nouvelles façons d’aborder ces chefs-d’oeuvre et d’en redécouvrir les beautés, par le recours à des transcriptions de qualité ou à des formations instrumentales allégées.

Faire partager son émotion musicale et son bonheur de la découverte est ainsi devenu le plus bel objectif du choeur, et son engagement pour une démocratisation du répertoire.

Le 14 avril dans la magnifique Chapelle des Carmélites , c’est le Requiem de Fauré qui sera à l’honneur.
En voici un petit extrait par l’Ensemble Vocal Unité, juste pour le plaisir : extrait Requiem 

Au Fil du Bleu, Haïku matière

EXPOSITION AU FIL DU BLEU Haïkus matière, Agnès ANTOINE Du pinceau à l’aiguille, peinture et broderie haute couture Fleur-Tissu-Papier-Soie-Dentelle

Du 4 AVRIL au 4 MAI à la Chapelle des Carmélites, Toulouse

Des couleurs d’un monde à l’autre Agnès Antoine est une artiste autodidacte qui trouve son inspiration dans les jeux de résonances
entre les arts divers qu’elle pratique depuis de nombreuses années.
Le pinceau et l’aiguille ont de longue date été ses moyens d’expression privilégiés. Elle aime à travailler l’un avec l’autre dans un « entre deux monde peinture/haute couture ».
Mais sa création porte aussi l’empreinte profonde de l’ikebana, cet art floral du Japon qu’elle pratique depuis plus de 15 ans, et qui lui a enseigné ses propres systèmes de signes.

Agnès Antoine puise à toutes ces sources, et sa créativité sait en unir les matériaux propres. Son œuvre est un dialogue entre les arts, par la grâce de matières assemblées avec passion dans une unité d’expression nouvelle.

Sur le papier elle utilise les pigments naturels. Et l’encre de chine.
Elle travaille l’huile, l’acrylique. Et elle introduit des incrustations : des fleurs séchées, de la soie, un perlage de haute couture.
Elle utilise des chutes de tissus de haute couture qu’elle tend sur châssis. Et c’est sa toile.
Elle applique en thermocollage, comme une couturière, la dentelle de Calais ancienne de nos grands-mères et les morceaux de soie de kimonos anciens.
Son art de l’aiguille rassemble avec passion ces matières délicates.
Elle convoque des perles, des paillettes, des sequins.
Elle brode, elle coud à la main, elle associe différentes techniques de broderie d’art.
Naturellement séduite par matières, textures et couleurs, elle compose un univers original et puissant.
Une œuvre riche de ses matières et légère comme un bouquet d’ikebana, où le très peu suggère la plénitude.
L’œuvre d’Agnès Antoine parle de sa passion du monde avec abondance et sobriété.
Elle fait fleurir des objets-matières avec élégance. Simples et pleins comme des haïkus

Sa page Facebook ici 

Peaurigami Indigo, la nouvelle exposition de Corinne DECHELETTE

EXPOSITION PEAURIGAMI INDIGO, Corinne DECHELETTE Origami, Pastel, Indigo, Shibori : réinterprétation artistique d’une science et d’un savoir-faire

Du 4 AVRIL au 29 MAI 2019 à la Chapelle des Carmélites, Toulouse
Les dimanche 7 et 28 AVRIL, par Corinne DECHELETTE elle même
Visites guidées de l’exposition et ateliers d’initiation à l’Origami : réalisation de boîtes japonaises en papier washi pastel et indigo (visites et ateliers en succession de 14h30 à 18h Entrée 5€)

La nouvelle exposition de Corinne DECHELETTE : PEAURIGAMI INDIGO

Corinne DECHELETTE utilise les origamis comme moyen pédagogique pour expliquer des sciences et savoir faire, le tout couplé à des émotions artistiques.
Après PEAURIGAMI dédiée à la physiologie de la peau avec des origamis de photos de peau, elle propose cette fois de fusionner l’art de l’origami avec le savoir faire du pastel et de la teinture traditionnelle à l’indigo, à travers sa nouvelle exposition PEAURIGAMI Indigo, réalisée avec des
papiers washi de toutes les couleurs de bleu…

Cette nouvelle exposition vous invite à un voyage pédago-artistique du pastel d’Occitanie à l’indigo du Japon.
 
Vous découvrirez les plantes à indigo, les techniques de la teinture Shibori à l’indigo utilisée au Japon depuis les samurais du fait de ses propriétés
cutanées, le tout, réinterprétés par les origamis réalisés avec du papier
japonais washi bleu indigo et pastel.
 
Suivez le fil bleu … des origamis et réalisez une boite japonaise en papier washi bleu.


 


Corinne DECHELETTE, de formation scientifique (pharmacien, PhD en biologie cutanée) et japonophile depuis 25 ans, a réalisé un travail de fusion entre ses 2 passions = la peau et l’origami, art nippon de pliage du papier pour aboutir à l’exposition 皮膚紙PEAUrigami ® qui a été reconnue par le programme culturel franco-japonais JAPONISMES 2018.

Twitter: @Coco_Dechelette