Retour sur l’origine du projet du Fil Bleu et clap de fin pour l’édition 2019 !

Il est temps de boucler la boucle du Fil Bleu qui a déroulé, depuis deux mois, sa palette d’événements autour du pastel et de ses résonances avec les indigos du Japon. Deux ans de préparation, de réunions, de rendez-vous, de rencontres pour l’imaginer, le construire, le peaufiner, le faire naître.

Avant de boucler, petit retour sur l’histoire du projet ….

A l’origine du Fil Bleu, le symposium organisé par Delphine TALBOT  au Musée Georges Labit en Octobre 2016, avec la Société Japonaise pour la Promotion de la Science JSPS de Strasbourg et l’Université de Toulouse : un Forum France-Japon intitulé « Ethno-Poïetics of Colors – from the experience of the tint to the poetics of the shade – »Expérience de la teinte, et poétique du coloris : une ethno poïétique de la couleur en France et au Japon (détails ici).

C’est à ce symposium que Chantal Toulemonde a rencontré ceux qui allaient être les partenaires majeurs du projet du Fil Bleu : Delphine Talbot et Dominique Cardon bien sûr, mais aussi nos hôtes Japonais Dai Fujiwara et Jun Kataoka.

C’est à ce symposium qu’est née l’idée que ces échanges puissent, au delà de ce colloque, être portés à la connaissance du grand public. Le désir que ce travail fondamental serve à mettre en lumière pour un plus grand nombre la nature et les qualités du Pastel d’Occitanie, notre patrimoine si peu connu et célébré, à la différence de l’indigo, au Japon.

Ainsi naquit l’idée de constituer un programme, ouvert au grand public, celui-ci combinant expositions, animations et conférences pour permettre cette transmission à des publics différents. Le Fil Bleu était né. Et dans la foulée, l’association Aux Couleurs du Monde que nous avons fondée pour encadrer ce projet ; le principe de la mise en valeur d’un bien immatériel par sa mise en comparaison, par sa mise en écho, est un outil précieux : car c’est de la prise de distance que peuvent naître l’identification et l’admiration. Arrimer notre Pastel à l’indigo du Japon, ce n’était donc que mieux en illustrer la nature et la qualité propre.

Merci donc de tout cœur à Delphine Talbot, et merci à Dominique Cardon, qui ont compris que l’association Aux Couleurs du Monde, en se lançant dans ce projet Fil Bleu, travaillait dans le sillon fertile de leur propre aventure. Toutes 2 en ont donc non seulement accepté l’idée, mais aussi elles ont accepté de contribuer à l’élaborer avec nous. C’est ainsi que depuis 2 ans un comité scientifique a travaillé sur les contenus de ce qui a été exposé pendant 1 mois à Albi à l’Hôtel Reynès, porté par leur contribution déterminante.

Alors encore merci et à très bientôt pour une nouvelle édition du Fil Bleu !

 


Plus d’informations sur le site de Delphine Talbot ici

et le projet de design culinaire KatchaKatcha proposé par l’association CRICAO et Delphine Talbot : http://www.cricao.org/portfolio_page/katchakatcha/

Un invité surprise au concert IN HEAVEN’S RIVER

Le mercredi 29 mai 2019 à 20h, SOIREE DE CLÔTURE DU FIL BLEU : CONCERT IN HEAVEN’S RIVER, à la Chapelle des Carmélites, 1 rue du Périgord .
(Réservations pour le concert sur le site :Weezevent.com
possibilité d’acheter des billets sur place le jour du concert, dans la limite des places disponibles)

La soirée de clôture de l’édition 2019 du Fil Bleu s’annonce pleine d’émotion.

Dernières répétitions avant le grand jour …

Outre le concert qui construira admirablement l’ultime pont culturel entre l’Occitanie et le Japon, nous aurons l’immense plaisir de recevoir Julian Daizan Skinner venant spécialement de Londres pour assister à la soirée de clôture du Fil Bleu.

Julian Daizan Skinner est le co-auteur du livre « In Heaven’s River : poèmes et gravures du moine de la montagne Enku » paru en mars 2015 et qui a inspiré tout le travail de Judith et Benjamin pour la mise en musique des haïkus du moine Enku.

Né à Chatham, au Royaume Uni  en 1963 et élevé dans le Kent, il est surtout un homme exceptionnel qui, lorsqu’il avait environ 35 ans, a décidé de changer de vie :  il y a plus de 20 ans, il a renoncé à une carrière prometteuse de scientifique dans l’industrie pharmaceutique, vendu sa maison, donné tout son argent et intégré un monastère zen. Au cours de nombreuses années d’entraînement rigoureux au Japon, Daizan Roshi a reçu le « Dharma Transmission » et l’autorisation d’enseigner à la fois dans les lignages Zen du Rinzai (臨済宗, Rinzai-shū) et du Soto (曹洞宗, sōtō-shū), deux des trois écoles du bouddhisme japonais. Il est le premier Anglais à se rendre au Japon et à devenir un maître Zen dans la stricte tradition du Rinzai.

Venez le rencontrer !

Son livre est un hommage à la vie et à l’art d’Enkū (1632-1695), merveille japonaise du XVIIe siècle, moine de montagne, sculpteur et poète. Né dans l’actuelle province  de Gifu, il a erré dans tout le Japon en aidant les pauvres tout au long de son chemin. Durant ses voyages, il a sculpté près de 120 000 statues en bois de Buddha. De nombreuses statues étaient grossièrement sculptées dans des souches d’arbres ou des fragments de bois à coup de hachette. Il donna certaines de ces statues pour réconforter ceux qui avaient perdu un membre de leur famille, et d’autres pour guider les morts dans leur voyage vers l’au-delà. Des centaines de ces statues en bois se trouvent un peu partout au Japon, notamment dans les provinces de Hida et de Gifu.

 

 

 

L’atelier Voir, Toucher, Sentir, Goûter le Bleu en images

Depuis mercredi, Vanessa BOUDET vous accueille à la Chapelle des Carmélites, pour une expérience insolite avec tous vos sens… il paraît que le Bleu, c’est très bon !

Vous pourrez aussi expérimenter la technique du shibori, technique japonaise de teinture à réserve par ligature sur tissu qui permet de créer des motifs superbes.

De 14h à 19h, jusqu’au dimanche 29 mai, au  1 rue du Périgord.

Dimanche, l’atelier sera suivi du récital tout en bleu donné par Eloïse CENAC Rhapsodie en bleu à 17h (détails ici)

Vanessa BOUDET, L’ARBRE A COULEURS. Toutes les informations sur son site  https://vanessaboudet.wixsite.com/larbreacouleurs

La vidéo de la performance de Charline Abanades à la Cheminée d’Albi est en ligne !

Aux Couleurs du Monde en partenariat avec La Cheminée d’Albi a le plaisir de vous présenter la vidéo de la performance de Charline Abanades le 1er mai lors de la soirée d’ouverture de l’exposition Pastel-Indigo : regards croisés Occitanie Japon.

L’exposition est ouverte jusqu’au 1er juin à la Cheminée d’Albi, 1 rue Sainte Marie, 

Offrez-vous 7 minutes de pause pour cette danse insolite avec les hommes en bleu.

Plus d’informations sur Charline ici 

Retour en images sur l’accueil de nos hôtes japonais à la Cheminée à Albi

Samedi 18 mai à la Cheminée d’Albi, notre association Aux Couleurs du Monde, dont l’objectif est de créer des ponts culturels entre les patrimoines du monde, a eu l’immense bonheur de voir s’exprimer de manière concrète un lien entre l’Occitanie et le Japon lors de la soirée d’accueil de Dai Fujiwara et Jun Kataoka.

L’exposition de leurs pièces textiles rares et de leurs travaux sur l’indigo du Japon, étroitement mêlée aux Hommes en Bleu du jeune artiste albigeois Nino : un premier pont que nos hôtes japonais comme nous occitans aimerions voir s’épanouir.

 

La double exposition Men In Blue (commissariat La Cheminée) et Bleu, l’Autre couleur du Japon (commissariat Anita Henry) est ouverte du mercredi au dimanche de 14h à 19h jusqu’au 1er juin.
(5 rue Sainte Marie, Albi)

 

Cérémonie du thé et atelier de calligraphie, deux moments suspendus à la Chapelle des Carmélites

Le 10 mai à la Chapelle des Carmélites, un groupe de 18 curieux a participé à la cérémonie du thé.

Au Japon, le thé est une religion, un véritable art de vivre. Cet idéal est le résultat de la conception zen de l’importance des plus petits détails. Dans la culture japonaise, la cérémonie du thé en dit long sur les arts, les coutumes sociales et les idéaux de la vie japonaise.

Un rituel où chaque geste a un sens et aucun n’est inutile, dans le décor paisible de la chapelle des Carmélites, Dominique Kawano a conquis l’assistance. Voyez plutôt…

Si vous n’avez pas pu y participer cette fois-ci, vous pouvez toujours aller dans son Pavillon des Nuages en région toulousaine.


Le 15 mai, c’est à l’art de la Calligraphie que Yoko Amiel a initié un autre groupe.

Cet art ancien se pratique depuis plus de 3 000 ans. Au Japon, on considère que la pratique de la calligraphie permet d’atteindre la longévité et la maîtrise du corps et l’esprit. Les moines bouddhistes utilisent la calligraphie comme une forme de méditation.

Selon la légende, les idéogrammes ont été donnés aux hommes par les dieux. Pour cette raison, dans la culture japonaise, on les traite toujours avec le plus grand respect. On considère que les idéogrammes écrits au pinceau sont vivants, dotés d’une énergie vitale appelée ki en japonais.

Plus que de simples tracés à l’encre sur une feuille de papier, la calligraphie est au coeur de la culture du peuple nippon. Elle est enseignée dès le plus jeune âge dans les écoles et des expositions lui sont consacrées chaque année. Mais c’est également un art en constante évolution avec des artistes modernes.

Mercredi à la Chapelle des Carmélites, concentration et maîtrise de soi pour un geste presque parfait !

Yoko Amiel anime régulièrement des ateliers au Musée Georges Labit à Toulouse. Pour tous renseignements, elle a aussi un site internet (ici )

Un voyage insolite et délicieux au Japon, dans le somptueux décor de la Chapelle des Carmélites

Un voyage insolite, un moment délicieux… un de ces moments magiques et mystérieux où le temps se suspend, où les frontières n’ont plus de sens, où les cultures et les patrimoines se mélangent pour ne former qu’un tout, universel.

C’était le 16 mai, à la Chapelle des Carmélites, lors de la conférence d’Anita Henry : « kimonos, vêtement ou objet d’art? », pour une soirée de remerciements à ATAO (Académie Toulousaine des Arts et Civilisations d’Orient).

 

Introduction par Chantal Toulemonde Séry, présidente de l’association Aux Couleurs du Monde et organisatrice du Fil Bleu, et par Marc Albouy, président d’ATAO, suivie d’une longue et détaillée conférence sur le kimono japonais, illustrée par de très nombreuses photos et vidéos.

Une partie de la collection privée de kimonos et obi (ceinture) d’Anita Henry reste exposée à la Chapelle des Carmélites jusqu’à la fin du mois de mai.

 

Kimonos, l’art et le vêtir

EXPOSITION Kimonos l’Art et le Vêtir, COLLECTION PRIVÉE Anita HENRY

Du 10 au 28 mai, à la Chapelle des Carmélites, Toulouse
Du mercredi au vendredi de 12h à 19h, le samedi et le dimanche de 10h à 19h, Entrée libre

Depuis le lancement de l’événement Le Fil Bleu le 4 avril à La Chapelle des Carmélites de Toulouse, les kimonos d’Anita Henry accompagnent de sens ce lien que tisse le Fil Bleu entre notre Région et le Japon.

Etaient exposés le Kimono en soie sauvage au bleu profond en résonance avec la tenue des hussards de l’Empire et un autre Kimono, en bleu pastel tissé, peint et brodé au côté de la casaque des mousquetaires du Roi…

C’est à partir du 10 mai que le travail de tisserands sur la soie est approfondi avec d’autres pièces de la collection d’Anita Henry, comme une conversation qui continue à dérouler son fil.

Commençant par les Kimonos en soie tissée, appelé Meisen, portés au quotidien et dont la demande est demeurée en constante progression du début à la moitié du 20 e siècle.

 

 

L’Exposition se poursuit avec la présentation de deux kimonos que l’on revêt pour des occasions plus solennelles comme par exemple ce kimono en soie exquise, plus formel, tissé selon la technique Jukô Ori avec des fils de feuilles d’or et couleurs, représentant l’époque Heian (794-1185) et portant la signature de l’artiste .

 

Parmi toutes les ceintures (Obi) de sa collection, Anita Henry a sélectionné pour nous les plus belles : elle nous présente quelques unes de ses Fukuro obi , ces sublimes ceintures de plus de 4 mètres de longueur, plus belles les unes que les autres, tissées au fil d’or, d’argent et platine, aux thèmes poétiques d’autrefois.

 

Laissez-vous envoûter, envelopper par la douceur de la soie sous les voûtes de La Chapelle…


Anita HENRY, diplômée d’INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales-Paris), spécialiste du Japon, collectionneuse de kimonos, conférencière et membre correspondant de l’Académie des Arts et Civilisations d’Orient de Toulouse (ATAO)

Pour la contacter : anitahenry8@gmail.com

Kimono, vêtement ou objet d’art ?

CONFÉRENCE KIMONO, VÊTEMENT OU OBJET D’ART ? Anita HENRY

le 16 MAI à 18h à la Chapelle des Carmélites, Toulouse
Conférence donnée dans le cadre de la soirée de remerciement à l’Académie des Arts et Civilisations d’Orient
Entrée 8 

Le kimono a exercé une fascination bien naturelle sur beaucoup d’étrangers découvrant le Japon. Il constitue un excellent objet poétique ; d’abord parce qu’il mobilise avec beaucoup de variété toutes les qualités de la matière : substance, forme, couleur, tactilité, mouvement, tenue…

Le kimono transcende la mode et illustre aujourd’hui, comme hier, les liens étroits qui existent entre le vêtement, l’art et la société japonaise…

… tels sont les thèmes qu’Anita Henry va évoquer lors de sa conférence, avec la délicatesse et le professionnalisme qui la caractérisent.


Anita HENRY, diplômée d’INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales-Paris), spécialiste du Japon, collectionneuse de kimonos, conférencière et membre correspondant de l’Académie des Arts et Civilisations d’Orient de Toulouse (ATAO)

Soirée cinéma débat sur le renouveau du pastel à la Scène Nationale d’Albi

SOIREE CINEMA DEBAT  « Le renouveau du pastel », animé par Denise LAMBERT

le 15 MAI à 18h à la Scène Nationale, salle Arcé, place de l’amitié entre les peuples, Albi
(Entrée libre)

  • 18h : FILM Pastel en pays de Cocagne 2018 (15 mn)
    Film tourné par Serge VINCENT dans le Languedoc et le triangle Albi Toulouse Castres et au Château des Plantes chez Bruno et Gilles BERTHOUMIEUX producteurs de Pastel à Cambounet-sur-le-Sor
  • 18h30 : CONFÉRENCE Le pastel et l’Hôtel Reynès Gérard ALQUIER Association Albi Patrimoine
  • 19h30 : FILM Bleu de Pastel 2015 (55 mn)
    Le renouveau du pastel en
    Midi-Pyrénées. Film de Dominique GUERRERO et Clotilde VERRIÈS. Sur le renouveau du pastel en Midi-Pyrénées grâce à la passion de Denise et Henri LAMBERT, avec la participation de D. CARDON et A. VARICHON, spécialistes des teintures naturelles

.. une belle opportunité de rencontrer des spécialistes et de mieux connaître le renouveau du pastel dans notre région.

 


Denise LAMBERT est maître artisan d’art et parfois surnommée la Dame du Bleu Pastel.

En effet, son histoire est intimement liée à celle du pastel ; avec son mari Henri, à Lectoure, elle a été le fer de lance de son renouveau. Le couple a retrouvé les techniques de culture, d’extraction du pigment et de teinture, qu’ils ont généreusement enseigné à beaucoup de ceux qui se sont lancés dans l’aventure aujourd’hui et c’est autour d’eux que s’est construit le retour du pastel dans notre région.

Depuis plusieurs années, Denise Lambert développe avec sa fille sa nouvelle marque « l’atelier des Bleus Pastel d’Occitanie » à Roumens et teint des collections pour des stylistes français, japonais et américains.

Elle dirige des programmes pédagogiques au Lycée professionnel Myriam à Toulouse (CAP des métiers de la Mode) ; C’est justement ce lycée qui a créé en 1999 la nouvelle robe bleue de Notre Dame la Daurade, teinte au pastel par Denise Lambert et exposée par le Fil Bleu à la Chapelle des Carmélites.

Pour plus de détails sur l’Atelier des Bleus Pastel d’Occitanie, rendez-vous sur sa page Facebook https://www.facebook.com/denisesimeonlambert/

Pour en savoir plus sur le lycée Myriam Toulouse, voici sa page Facebook https://www.facebook.com/Lycee-Myriam-Toulouse-276125815877903/

Les Kimonos d’Anita Henry à la Cheminée : regards croisés entre hier et aujourd’hui

EXPOSITION Bleu, l’Autre couleur du Japon, Collection privée kimonos Anita HENRY

Du 1er mai au 1er juin, à la Cheminée, 5 rue Sainte Marie, Albi
du mercredi au dimanche de 14h à 19h, entrée libre

Regards croisés entre hier et aujourd’hui à travers quelques pièces sélectionnées spécialement pour ce lieu unique qu’est la galerie d’art contemporain : La Cheminée. Comme cette veste appelée Noragi, teinte à l’indigo végétal et qui était autrefois destinée aux travaux dans les rizières. Aujourd’hui, on le porte simplement ouverte, associé à un T-shirt blanc, contrastant avec le bleu indigo et rappelant le motif tissé en blanc, sur un jean, donnant une touche décontractée, Street Heritage.
Un style apprécié pour son côté vintage par l’utilisation d’un matériau du passé et assortie à une silhouette urbaine chic.

Regards croisés entre les deux kimonos exposés « en miroir ». Les deux sont en soie, les deux sont bleus, les deux sont teints selon la technique Katazome, méthode japonaise de teinture des tissus à l’ aide d’une pâte de réserve appliquée à travers un pochoir : katagami.

L’un est teint à l’indigo de synthèse. L’autre à la teinture végétale.

 

Pour accompagner les créations contemporaines de l’artiste Nino Spigolon, ces « MEN IN BLEU » taillées dans les planches plus que centenaires, Anita Henry expose deux Haori d’homme aux motifs bien connus :

La grande vague de Kanagawa de Katsushika HOKUSAI et Les auberges de la route de Tokaidô de Utagawa HIROSHIGE.

…encore un dernier regard croisé : la tenue mi-féminin, mi-masculin. Un kimono de femme et un hakama* d’homme…

*Hakama : pantalon large plissé, muni de koshi-ita, une petite planche rigide dans le dos. Il était traditionnellement porté par les nobles du Japon médiéval, et notamment les samouraïs. Il est teint avec un indigo de synthèse. Sa matière, polyester, donne à cette « jupe » une tenue et un tombant souhaité, rappelant la tenue des samouraïs.

 


 

Anita HENRY, diplômée d’INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales-Paris), spécialiste du Japon, collectionneuse de kimonos, conférencière et membre correspondant de l’Académie des Arts et Civilisations d’Orient de Toulouse (ATAO)

Pour la contacter : anitahenry8@gmail.com

 

 

L’Hôtel d’Assézat accueille un cycle de conférences sur le pastel et la couleur, sous l’égide de l’Académie des Jeux Floraux

CONFÉRENCE  » l’Hôtel d’Assézat : au coeur historique du pastel », par Guy de Toulza

le jeudi 9 mai à 18h30, à l’Hôtel d’Assézat, salle Clémence Isaure , Place d’Assézat, Toulouse
Entrée libre

Guy de Toulza commencera sa conférence par une présentation de l’hôtel d’Assézat et de son rôle majeur dans l’histoire du pastel.

Il nous emmènera ensuite dans la cour de l’hôtel particulier pour une visite commentée sur l’architecture du bâtiment élevé en 1555-1557 sur les plans de Nicolas Bachelier, le plus grand architecte toulousain de la Renaissance.

Guy de Toulza est actuellement Trésorier de la Société d’Archéologie de l’Hôtel d’Assézat et Conservateur du patrimoine, au Musée du Pays rabastinois. Il était auparavant professeur d’histoire de l’art à l’Ecole Supérieure des Beaux Arts de Toulouse

 


CONFÉRENCE  » Villes de Couleurs : Polychromies urbaines et histoires tinctoriales », par Vanessa LEHNER

le vendredi 17 mai à 18h30, à l’Hôtel d’Assézat, salle Clémence Isaure, Place d’Assézat, Toulouse
Entrée libre

Sous cet intitulé, nous proposons trois thèmes distincts exprimant notre vision plurielle de ce qui peut constituer l’identité chromatique d’une ville comme Toulouse. Cette vision est concomitante à notre posture de coloriste designer, spécialiste de l’urbain et explore le potentiel poétique et projectuel de la ville. 

Ces trois thèmes seront amenés sous forme de lecture : tout d’abord « La ville dans ses plans colorés : textures, couleurs et palimpseste », ensuite « Toulouse, ville de brique, à la recherche de son coloris, regards croisés et écrits de voyages » et enfin « Introduction à une pensée design pour Toulouse et son bleu pastel ».

…tel sera le voyage tout en couleurs auquel nous convie Vanessa LEHNER.

Vanessa  LEHNER est coloriste designer, elle fait partie de l’équipe de l’Agence Nacarat Color Design à Toulouse. Les coloristes de l’agence Nacarat ont réalisé il y a quelques années la charte chromatique de la ville de Toulouse, outil didactique d’aide aux choix des couleurs de façades.

 


CONFÉRENCE  » Le bleu militaire », par Jérôme GIRODET
Attention : pour des raisons indépendantes de notre volonté, la conférence est annulée. Nous vous prions de bien vouloir nous excuser.

le mercredi 22 mai à 18h30, à l’Hôtel d’Assézat, salle Clémence Isaure , Place d’Assézat, Toulouse
Entrée libre

Jérôme GIRODET  nous parlera du bleu, indissociable des uniformes des armées françaises (mais aussi prussiennes, bavaroises ou espagnoles) depuis la fin du XVIIIe siècle. Ainsi, au cours du XIXe siècle, des millions de pièces de vêtements militaires ont été produites. Ce bleu, teint à partir du pastel puis de l’indigo a donné le bleu national, le bleu de Prusse mais aussi le bleu céleste, le bleu dragon prussien , le gris argentin, le French blue, le gris de fer bleuté et jusqu’au bleu horizon de 1915. La teinture obtenue de l’indigotier devint, dès lors, une ressource stratégique de première importance lors des conflits européens.

Jérôme Girodet est le responsable scientifique Musée International des Hussards, Musée Massey – Jardin Massey Tarbes

 

 


CONFÉRENCE  » Bleu, de l’Occident à l’Extrême Orient », par Dominique CARDON et Delphine TALBOT

le mercredi 29 mai à 18h30, à l’Hôtel d’Assézat, salle Clémence Isaure , Place d’Assézat, Toulouse
Entrée libre

Ce sera une conférence à deux voix.

Dominique Cardon parlera en archéologue et en historienne des techniques. Antiquité et importance de la teinture en bleu dans les cultures anciennes du monde. Pas seulement le monde méditerranéen et l’Europe, mais aussi l’Afrique, les Amériques précolombiennes, l’Asie centrale et du sud. Pourquoi et surtout, comment tous ces bleus ? Que reste-t-il à découvrir de l’océan mystérieux des plantes à indigo et de leur transmutation en milliers de fils et de structures textiles aux couleurs du ciel et de la mer ?

Delphine Talbot parlera en chercheur en arts et design, et artiste coloriste. Elle montrera des processus tinctoriaux du bleu, des créations textiles, modélisations chromatiques et innovations. Elle s’appuiera particulièrement sur des travaux de recherche-création menés à l’Institut au sein duquel elle intervient, dédié à la couleur, et sur des missions de recherche effectuées au Japon. Son intervention permettra de croiser différents modèles de compréhension et de classification de la couleur, avec une approche inter culturelle.


Dominique CARDON est Directrice de Recherche émérite, spécialiste de l’histoire et de l’archéologie du textile et des teintures
CNRS
CIHAM/UMR 5648, Lyon,
Médaille d’Argent CNRS 2011
UNESCO Medal « Thinking and Building Peace» 2006

 

Elle vient de publier un livre « Des couleurs pour les Lumières » aux Editions du CNRS, sur Antoine Janot, teinturier occitan 1700-1778

 

 

Delphine Talbot est Maître de conférences en Art plastiques, Arts appliqués à l’université de Toulouse 2, et directrice de l’Institut Supérieur Couleur Image Design, elle est spécialiste de la couleur (théories et pratiques), et notamment des techniques tinctoriales végétales. Développant ce qu’elle nomme une ethno-poïétique, elle investit dans sa pratique artistique des données et matériaux collectées sur des terrains divers (Japon, Mali, Tunisie, France, Inde…). Ses ponctions donnent lieu à des installations immersives et à des performances de design culinaire (projet KatchaKatcha diffusé par l’association CRICAO).

 

 

Les Lundis Bleus des Archives, un cycle de 4 conférences par des praticiens du Pastel

CONFÉRENCE « Pastel et Indigo tropical, les inséparables. Trois siècles de symbiose », par David SANTANDREU

le lundi 6 mai à 17h30, aux Archives Départementales du Tarn, 1 avenue de la Verrerie, Albi
Entrée libre

 

Accusé à tort d’avoir fait disparaître le pastel, l’indigo tropical a énormément simplifié le travail des teinturiers du XVIème au XIXème siècle. Pourquoi la prohibition de l’indigo n’a-t-elle pas suffit pour l’éliminer des teintureries ? Pour quelle raison est-il toujours présent aujourd’hui dans les ateliers de teinture du sud-ouest de la France ? La mise en œuvre des techniques de teintures ancestrales au XXIème siècle par des experts internationaux nous apporte les réponses. Pastel et indigo sont inséparables.

…tels seront les sujets abordés par David SANTANDREU lundi, de quoi remettre en cause pas mal de nos idées reçues !

David Santandreu , Artisan teinturier grand teint, Pastelier et indigotier, la Main des Sables 


CONFÉRENCE « l’or bleu a-t-il vraiment existé ? Indigo de pastel, procédés et usages » par Patrick BRENAC

le lundi 13 mai à 17h30, aux Archives Départementales du Tarn, 1 avenue de la Verrerie, Albi
Entrée libre

L’Or bleu a-t-il vraiment existé ? Un titre volontairement provocateur pour aborder l’indigo de pastel sous ses différentes formes, les procédés utilisés à travers l’histoire, ses associations avec les autres indigos naturels et ses usages. L’occasion d’apporter quelques précisions ou corrections à certaines idées reçues transmises au fil du temps ; et peut-être, nous l’espérons, de contribuer à retrouver le Fil Bleu du temps.

Patrick Brenac, docteur en substances naturelles (Université Montpellier II) puis post doctorat à Cornell  University (USA), est issu d’une famille de vignerons. Il travaille sur des substances naturelles et leur valorisation depuis 1990 – dont 20 ans sur les couleurs végétales.

Il a créé l’entreprise GREEN‘ING,  société spécialisée dans les ingrédients naturels, les extraits végétaux, les actifs et colorants naturels. Plus d’infos sur Green’Ing ici


CONFÉRENCE « Graines de pastel, remèdes de beauté », par Carole Garcia

le lundi 20 mai à 17h30, aux Archives Départementales du Tarn, 1 avenue de la Verrerie, Albi
Entrée libre

Carole Garcia nous parlera des vertus médicinales des graines de pastel, et en particulier leur apport en cosmétologie :

« Plusieurs années de recherche nous ont permis de révéler les secrets de beauté de cette plante cultivée sur un territoire préservé du Sud-Ouest de la France. Cette plante médicinale ancestrale dévoile une concentration remarquable en Omégas 3, 6 et 9 et apporte à la peau l’essentiel dont elle a besoin pour se sentir bien »… le pastel n’aura plus de secrets pour vous.

Elle abordera aussi la thématique de la création d’entreprise dans l’univers du pastel et de la cosmétologie.

Une conférence dont on sortira … rajeunis !


Carole Garcia, ancienne des laboratoires Pierre Fabre, est la présidente fondatrice de Graine de Pastel, marque de cosmétologie à base de pastel, qu’elle a créé en 2003.
Ici, leur page Facebook 

 


CONFÉRENCE « Le pastel dans les arts » par Didier BOINNARD

le lundi 27 mai à 17h30, aux Archives Départementales du Tarn, 1 avenue de la Verrerie, Albi
Entrée libre

Didier Boinnard nous parlera du renouveau du pastel dans les années 70 à Cordes-sur-Ciel autour de Gilbert Delahaye.

Puis il partagera avec nous les secrets de l’utilisation de l’indigo de pastel dans la fabrication des produits pour les beaux arts (aquarelle, encres, pastels, pigments) et la peinture décorative, selon des  « recettes » très anciennes, artisanales et naturelles… une conférence qui enchantera un large public et plus particulièrement les artistes et amateurs de beaux arts.

Didier BOINNARD, chimiste diplômé de l’université de TOULOUSE,  est actuellement gérant de l’Artisan Pastellier, dont l’atelier se situe à Graulhet et le boutique à Albi.

Leur site internet ici et pour les curieux, une petite vidéo sur l’Artisan Pastellier d’Albi